Départementales et régionales : qui sont les grands absents ?

Les marcheurs sont en train de se mobiliser pour les scrutins à venir. Si les choses s’annoncent compliquées pour les départementales, l’éclaircie pourrait surgir des régionales où la candidature de la ministre Brigitte Klinkert semble de plus en plus sûre.

Du côté de La République En Marche (LREM), l’heure est au choix. Pour les départementales, deux référents ont été désignés pour recueillir toutes les candidatures. Il s’agit d’Olivier Rech, conseiller départemental sur le canton de Thionville, et Cyrille Becker, élu municipal à Raville, directeur de campagne de Richard Lioger pour les élections législatives. Deux hommes qui devraient eux-mêmes entrer en campagne.

« Notre socle électoral est toujours là »

L’heure est aussi aux discussions avec « les partenaires naturels » que sont le Modem et Agir. « D’ici quelques semaines, les candidats seront dévoilés », souligne Richard Lioger. « Ça peut être beaucoup de personnes », livre, évasif, le député. Lui n’ira pas aux départementales. Pour les régionales, en revanche, il se laisse encore le temps de la réflexion.

Difficile de savoir quel sera le poids des candidats En Marche. Mises à part les législatives, suite immédiate de la victoire d’Emmanuel Macron, les élections locales n’ont été qu’une succession de claques pour le parti du président de la République. Et la physionomie du scrutin départemental à venir ne semble pas favorable à une inversion de la tendance. Le vote va se jouer en quelques semaines, ce qui implique une bonne connaissance du canton et une implantation solide. Les jeunes marcheurs ont donc très peu de chances d’émerger. « Ce qui compte, c’est la connaissance que les électeurs ont de la personne », estime Richard Lioger qui se montre plutôt optimiste. Et de citer en exemple Cyrille Becker. « Vu de Metz, c’est un inconnu mais sur son canton, les gens le connaissent, notamment car son père a été durant près de 20 ans le maire de Raville. » Faire campagne sous l’étiquette En Marche ? Pas simple non plus vu le contexte et de toute façon, les partis existent faiblement dans le scrutin départemental. Mais Richard Lioger assure : « Notre socle électoral est toujours là. »

Au sein de l’assemblée départementale actuelle, ils ne sont que deux à porter cette étiquette : Olivier Rech et Isabelle Rauch. C’est plutôt du côté des régionales que LREM dispose d’une vraie carte à jouer puisque l’hypothèse Brigitte Klinkert semble devenir une réalité. La ministre aurait même déjà contacté quelques Mosellans pour bâtir une liste. À l’origine de la création de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), l’ancienne présidente du Département du Haut-Rhin pourrait être l’Alsacienne qui fait perdre Jean Rottner.

Cependant, certains élus Modem du conseil régional du Grand Est ont déjà fait part de leur volonté de soutenir le président sortant s’il se représente. Il s’agit des deux Mosellans Catherine Baillot et Walter Broccoli, du Meurthe-et-Mosellan Edouard Jacque et des Alsaciens Denise Buhl, Evelyne Isinger et Cathy Kientz. En revanche, Sylvain Waserman et Lilla Mérabet, Modem et chevilles ourvrières de la politique de Jean Rottner n’ont pour l’instant rien dit et seraient plutôt en passe de soutenir Brigitte Klinkert.  Les alliances et les scénarios sont loin d’être clairement dessinés.

Aurélia Salinas

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