Nancy | Bernard Dupont et le nouveau CHRU : « La reconnaissance du travail de toutes les équipes »

Le directeur général du CHRU est un personnage flegmatique, vertébré, déterminé et qui sait où il va. Pas du genre à passer les plats ni à oublier le sel, y compris lorsque les situations sont irritantes. Quand elles deviennent plus favorables – ou en tout cas conformes à ses aspirations –, il évite d’en faire trop. C’est plutôt un architecte minutieux et avisé qui s’est efforcé d’aplanir des amoncellements d’anxiété pour atteindre l’objectif dans la poursuite duquel il s’est tant impliqué.

C’est un dénouement qui vous satisfait ?

Bernard Dupont : « Oui, c’est une bonne nouvelle pour le CHRU. Il y a un besoin auquel il fallait répondre. C’était une nécessité de santé publique. Le dossier durait depuis sept-huit ans. Il débouche sur des conditions satisfaisantes de financement de 70% pour l’État et de 30% à notre charge. C’est un point important. C’est aussi la reconnaissance du travail fait par toutes les équipes. C’est ressenti positivement. »

L’absence de contrepartie est mise en avant. Il y a pourtant des réorientations de postes qui reviennent à supprimer des fonctions administratives…

« L’absence de contrepartie réelle est essentielle. Le ministre de la Santé a tenu ses engagements. J’entends les organisations syndicales qui disent qu’on habille l’un en déshabillant l’autre. Sans chercher à polémiquer, je rappelle qu’elles nous ont souvent critiqués en dénonçant le fait que l’hôpital devenait une immense administration où il n’y avait plus de soignants. A la vérité, il faut reconnaître que les choses changent. Nous informatisons plein de choses et, par voie de conséquence, il y a des postes d’administratifs moins indispensables qu’auparavant. Toute la chaîne de facturation est informatisée, nous sommes très avancés sur l’informatisation du dossier patient. Plus besoin de courir aux archives. Des métiers repensés sont réorientés vers des fonctions de soignants. C’est très positif. Il ne faut pas oublier que nous partons d’une situation où il nous était dit : “On vous supprime des postes.” Là, on réoriente au maximum les moyens de l’hôpital vers les services de soins. En plus, c’est relativement indolore. L’avantage du financement de l’investissement à 70% par l’État, c’est qu’il y a moins d’emprunts à rembourser, ce qui permet des postes de soignants en plus. »

Des suppressions de lits étaient également envisagées. Qu’en est-il ?

« Les 170 lits restent. Nous avons calé le capacitaire sur la situation que nous avions il y a un an. Des lits de soins de suite ont même été rajoutés. »

Vous avez une idée précise du calendrier ?

« L’enjeu, c’est d’aller vite. L’idée, ce serait de pouvoir déblayer le terrain (situé derrière le bâtiment Louis Mathieu) dès cette année, de choisir le maître d’ouvrage. Pour l’échéance, il faut compter huit ans. »

Parmi les problèmes à régler, il y a les fissures du bâtiment des spécialités Philippe Canton…

« Nous sommes dans le contentieux et l’expertise. Une partie du bâtiment a été vidée. L’expertise est réalisée par un cabinet suisse indépendant. Le travail d’analyse consiste à déterminer si les causes n’étaient pas connues avant la livraison du bâtiment. Nous avons déposé une plainte pour qu’une enquête soit diligentée sur ce point car, dans le schéma directeur, il faut intégrer ce bâtiment, d’où la nécessité de régler ce dossier au plus vite. »

Propos recueillis par Pierre Taribo

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